French Tech | Définition

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Les Start-up et le numérique

L’initiative « French Tech » est un label destiné à promouvoir les start-ups françaises et plus généralement l’écosystème du numérique gravitant autour de métropoles fortes. A l'origine, cette expression désignait déjà les acteurs tricolores innovants vus de l'international. Ce label officialisé en 2013 a pour objectif de valoriser le savoir-faire Français dans le monde. Son objectif est double : favoriser la croissance des start-ups et leur donner une visibilité à l’international.

L’origine de la « French Tech »

La « French Tech » est avant tout une expression désignant l’écosystème des start-up françaises, vues de l’étranger (d’où l’anglicisme French Tech). Cette expression désignait à la fois : associations, entrepreneurs, investisseurs, ingénieurs, médias, grands groupes, instituts de recherche, établissements universitaires … Ce mot exprimait déjà des caractéristiques valorisant l’innovation française et la capacité de certaines places fortes possédant un environnement favorable à l’émergence d’acteurs innovants.
Des rapports publics à l’origine de l’initiative

En 2006, une Commission sur « l’économie de l’immatériel » est dirigée par Maurice Lévy et Jean-Pierre Jouyet pour étudier les possibilités de soutenir « l’émergence d’une filière française puissante et à vocation internationale. » Le rapport s’articule autour de 3 piliers :

  • le pilier de la connaissance pour doter la France d’un meilleur cadre afin de faire émerger les talents que ce soit à l’école, à l’université, dans les centres de recherche, dans le domaine culturel et dans les entreprises
  • le pilier de la régulation pour mettre en place des règles de fonctionnement des marchés
  • le pilier des infrastructures pour permettre à la France de se doter de nouveaux réseaux (numérique, très haut débit, information et connaissance)

En 2012, une étude nommée « Quartiers Numériques » commandée par le premier ministre Jean Marc Ayrault est dirigée par Jean-Pierre Jouyet, directeur général de la Caisse des Dépôts et Consignations. L’objectif de cette étude est de déterminer comment valoriser l’écosystème numérique et soutenir l’émergence d’acteurs innovants. Le rapport rendu en Juin 2013 émet 8 recommandations :

  • Mettre en réseau des « Quartiers numériques » d’excellence sur le territoire
  • Reconnaître Paris comme métropole numérique et vitrine internationale
  • Déployer l’Ultra Haut Débit fixe et mobile dans les « Quartiers numériques »
  • Promouvoir une France créative, entrepreneuriale et innovante incarnée par les « Tech Champions »
  • Déployer une identité unique pour accroître la visibilité internationale des « Quartiers numériques »
  • Mettre l’initiative française en réseau avec plusieurs capitales numériques
  • Déployer un dispositif fiscal attractif pour amplifier l’investissement des business angels
  • Mettre en œuvre une gouvernance et un calendrier ambitieux

La création du label

Le label French Tech a été créé en novembre 2013 par Fleur Pellerin, ministre de l’innovation et de l’économie numérique. En 2015, la secrétaire d’Etat au numérique, Axelle Lemaire et le ministre de l’économie Emanuel Macron reprennent les commandes de ce navire destiné à l’internationalisation des start-ups innovantes françaises.

Les métropoles de la French Tech

  • 9 premières villes sont labellisées en novembre 2014 : Aix-Marseille, Bordeaux, Grenoble, Lille, Lyon, Montpellier, Nantes, Rennes et Toulouse.

En juin 2015, quatre nouvelles métropoles s’ajoutent à cette liste :

  • La Normandie (accompagnée de Rouen, Caen et Le Havre)
  • Nice (accompagnée de Sophia Antipolis, Grasse et Cannes)
  • Brest (accompagné par Lannion, Quimper et Morlaix
  • La Lorraine (accompagnée de Metz, Nancy, Épinal et Thionville)

À cette liste se rajoutent quatre écosystèmes thématiques :

  • Saint-Étienne pour le design (« Design Tech »)
  • Angers10 pour l’industrie (« Industry Tech »)
  • Avignon pour la culture (« Culture Tech »)
  • L’Alsace pour les sciences (« Med Tech » et « Bio Tech »)

Les métropoles encore candidates au label :

  • La Loire Valley
  • Besançon
  • Limoges
  • Poitou-Charentes
  • Annecy
  • Toulon

Le dispositif mis en place

Un soutien de l’Etat français

La French Tech ne désigne pas un écosystème contrôlé par l’Etat, mais bien un soutien aux dispositifs contribuant à l’émergence des start-ups en France. Bien que pilotée par le ministère de l’économie, cette initiative a pour but d’améliorer « la lisibilité et la cohérence des actions publiques dans le domaine des startups. ».

Une philosophie décrite comme :

Des initiatives des membres de la French Tech eux-mêmes, mettre en valeur ce qui existe déjà, et créer un effet boule de neige.L’initiative French Tech ce n’est pas l’Etat qui encadre, c’est l’Etat qui soutient. C’est une ambition partagée, impulsée par l’Etat mais portée et construite avec tous les acteurs.

Un budget, des initiatives …

Le label Frenchtech a donc pour conséquence de s’inscrire dans une action transversale de l’Etat assurant des actions cohérentes envers l’économie du numérique et pour l’innovation. Le financement attribué à cette initiative « French Tech » est assuré par 2 organismes gérés par la banque des dépôts :

  • Bpifrance pour l’investissement dans les accélérateurs
  • Business France pour les investissements internationaux

Les financements de l’Initiative French Tech dédiés aux accélérateurs (200M€) et à l’attractivité internationale (15M€) s’inscrivent dans le Programme d’investissements d’avenir.

Les hubs French Tech à l’international

Le défi de l’initiative se joue également à l’étranger où l’Etat tente de créer des « portes d’entrées » pour les start-ups françaises, mais aussi de fédérer les diasporas de start-ups à l’international. La première ville à bénéficier de ce guichet est New York, le 24 juin 2015. Londres ouvre son hub le 14 Avril 2016. D’autres villes sont candidates à la création de cette infrastructure : Cape Town, Santiago, Barcelone, Hong Kong, Taiwan et Tokyo.

Ces hubs ont pour mission officielle de :

  1. Structurer et fédérer la diaspora Tech française d’une métropole à l’international sous la bannière French Tech et créer des synergies vertueuses avec l’écosystème français.
  2. Offrir un point d’entrée simplifié aux startups françaises qui cherchent à se développer à l’étranger en recensant l’ensemble des acteurs de l’écosystème et des programmes d’accompagnement dans un site web.
  3. Accélérer le développement des startups françaises sur le territoire grâce à des entrepreneurs-mentors capable d’aiguiller et conseiller les entrepreneurs.
  4. Faire découvrir la French Tech aux acteurs locaux (investisseurs, entrepreneurs, entreprises, médias, talents) et leur présenter les nombreuses opportunités en France (recrutement de talents, opportunités d’investissements, opportunité de création d’entreprise, sourcing de startups, actualités de la French Tech).

La participation de la France aux CES

L’une des grandes scènes de la French Tech (qui rappelons le, consiste à promouvoir les start-ups innovantes dans le monde) est sans aucun doute le CES (Customer Electronic Show) de Las Vegas, reconnu comme le plus grand salon dédié aux innovation technologiques grand public. En effet, au salon de 2016, la France représentait plus de 25% des start-ups présentes à Las Vegas.

L’un des enjeux du Label French Tech est de promouvoir les start-ups labellisées à l’international pour leur donner plus de visibilité à l’international.

« Juste derrière les Etats-Unis (193 startups) et devant Israël (17 SU), l’Angleterre (14 SU) et encore l’Allemagne (10 SU).Au total, la présence française comportera190 startups. »

Numérique mais pas seulement …

C’est un point très controversé sur l’étendue du label French Tech tel qu’il a été créé en 2013. Ce label a pour objectif d’aider avant tout l’émergence des start-ups françaises mais pas seulement les start-ups innovantes. Le texte officiel précise que :

Les start-up accélèrent l’innovation dans tous les secteurs d’activité ; leur valeur repose toute ou partie sur le numérique comme dans les technologies de la santé (medtech), les technologies vertes (cleantech), les biotechnologies (biotech), la finance (fintech) ou encore dans les entreprises industrielles.

Par conséquent, l’origine « numérique » de la frenchtech s’étend dans sa version officielle à tous les secteurs innovants et au jeunes entreprises, mais pas forcément « Tech ».

Sources

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L’initiative « French Tech » est un label destiné à promouvoir les start-ups françaises et plus généralement l’écosystème du numérique gravitant autour de métropoles fortes. A l’origine, cette expression désignait déjà les acteurs tricolores innovants vus de l’international. Ce label officialisé en 2013 a pour objectif de valoriser le savoir-faire Français dans le monde. Son objectif est double : favoriser la croissance des start-ups et leur donner une visibilité à l’international.

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